Sadaqa jariya pour un vivant : est-ce possible, et comment ?
Oui, on peut faire une sadaqa jariya pour un vivant. Il suffit de donner en formulant l'intention pour cette personne : un conjoint, un ami, un proche malade, un enfant. Rien n'oblige à attendre un décès pour dédier une aumône à quelqu'un qu'on aime.
On associe souvent la sadaqa jariya aux défunts, parce qu'on en parle beaucoup au moment d'un deuil. Mais la question « puis-je faire une sadaqa pour quelqu'un de vivant ? » revient tout autant. Voici ce qu'on peut en dire simplement, sans entrer dans des avis qui ne nous appartiennent pas.
Que veut dire « faire une aumône au nom d'une personne vivante » ?
Cela veut dire deux choses à la fois. D'un côté, un bien concret est fait : un repas, un puits, un arbre planté. De l'autre, vous formulez dans votre cœur que ce bien est dédié à telle personne, en espérant qu'il lui profite.
L'effet concret ne change pas. L'arbre nourrit les mêmes familles, quelle que soit la personne à qui il est dédié. Ce qui change, c'est le lien : vous rattachez un bien durable à quelqu'un qui est encore là.
Pour qui peut-on le faire ?
Il existe déjà beaucoup de conseils sur la sadaqa pour ses parents. Mais l'intention peut se porter sur n'importe quel proche :
- un mari ou une épouse, pour marquer une étape de vie commune ;
- un ami qui traverse une période difficile ;
- un proche malade, pour qui on voudrait faire quelque chose de plus que des mots ;
- un enfant, dès sa naissance ou plus tard ;
- un frère, une sœur, un grand-parent, un enseignant qui a compté.
La personne n'a pas besoin d'être au courant, ni d'avoir donné son accord pour qu'on pense à elle en faisant le bien.
Est-ce que la personne en reçoit le bénéfice ?
C'est la question que tout le monde se pose, et il faut y répondre avec humilité. Il est rapporté qu'un homme demanda au Prophète ﷺ s'il pouvait faire l'aumône au nom de sa mère décédée subitement, et que le Prophète ﷺ répondit oui (al-Bukhari, n°1388). Ce texte parle d'une personne décédée.
Pour une personne vivante, les détails relèvent de la jurisprudence, et nous ne sommes pas en position de trancher. Si vous avez une question précise, posez-la à une personne de science en qui vous avez confiance.
Ce qu'on peut dire sans se tromper : faire le bien en pensant à quelqu'un, et invoquer pour lui, n'a jamais été un geste perdu. La récompense appartient à Dieu seul. On donne, on espère, et on s'en remet à Lui.
Pour un proche malade : rester juste
Quand quelqu'un qu'on aime est malade, on se sent souvent impuissant. Faire une aumône en pensant à lui est une façon d'agir, à côté de la présence, des soins et des invocations.
Il faut simplement rester juste : une aumône n'est pas un traitement, et elle ne remplace ni le médecin ni le suivi médical. Personne ne peut promettre un résultat. C'est un geste de foi et d'affection, pas une garantie.
Pourquoi un arbre fruitier s'y prête bien
Le Prophète ﷺ a dit : « Aucun musulman ne plante un arbre ou ne sème une culture dont mangent un oiseau, un homme ou une bête, sans que cela ne lui soit compté comme une aumône. » (rapporté par al-Bukhari, n°2320).
Un arbre a une particularité : il grandit en même temps que la personne vit. Dédier un arbre à quelqu'un de vivant, c'est lui associer quelque chose qui pousse, donne des fruits et nourrit, saison après saison, in shâ' Allâh. Pour un enfant ou un couple, l'image parle d'elle-même.
Et contrairement à un geste fait après un décès, la personne peut voir la photo de l'arbre planté à son nom.
Comment faire, concrètement ?
Chez Fruit du Paradis, la démarche tient en peu de choses. Vous choisissez un arbre fruitier. Vous indiquez le nom de la personne à qui vous le dédiez. L'arbre est planté en Ouganda par des équipes locales, avec une pancarte portant ce nom.
Vous recevez ensuite de vraies photos et vidéos de la plantation. À vous de décider si vous les montrez à la personne ou si vous gardez le geste discret. Les deux se défendent.
Un point d'honnêteté : Fruit du Paradis est une entreprise, pas une association. Votre paiement est l'achat d'une plantation, qui rémunère le travail sur place. L'intention, elle, vous appartient entièrement.
Pour une personne vivante, cette question compte. Annoncer « j'ai fait planter un arbre pour toi » peut toucher profondément un ami ou un conjoint. Pour un proche malade, cela peut être un réconfort simple.
Mais si l'annoncer vous met mal à l'aise, ne le faites pas. Une aumône discrète garde toute sa valeur.
Si vous voulez le faire maintenant
Vous pouvez choisir un arbre dans la boutique et indiquer le nom de la personne au moment de la commande. Si vous pensez à plusieurs proches, ou à un geste qui revient chaque mois, les packs et l'abonnement mensuel existent pour cela. L'abonnement est sans engagement.
Nos autres articles abordent deux cas voisins : la sadaqa jariya pour ses parents de leur vivant, et celle que l'on fait au nom d'un enfant.